Saviez-vous que la blette (ou poirée) n'est pas qu'un simple accompagnement, mais une plante cultivée depuis l'Antiquité pour ses vertus exceptionnelles ?
Déjà au IVe siècle av. J.-C., Aristote décrivait la blette rouge. Très prisée des Romains, elle était considérée comme un légume "souverain" pour la santé. À l'époque, on l'appelait Beta, l'ancêtre direct de notre blette moderne et de la betterave.
Au Moyen-Âge, la blette est la base de la "porée", une soupe épaisse consommée par tous. Sa capacité à pousser dans des sols difficiles en a fait un aliment de survie, avant que les chefs ne redécouvrent la finesse de ses côtes à la Renaissance.
S'il y a bien une région qui a élevé la blette au rang d'art, c'est le Comté de Nice. Ici, on utilise tout : en tourte sucrée (la célèbre Trouchia), en raviolis ou en gnocchis verts. C'est le symbole d'une cuisine anti-gaspi et généreuse.